JC Agid
TANGENCE
80x120 cm
« JC Agid marche à la rencontre des moments où le monde se révèle sans se livrer. Il sait qu'une photographie commence peut-être au point où l'explication s'arrête : dans le battement entre deux gestes,dans l'ombre d'un mur, dans la lumière déposée sur un visage, dans la courbe d'un chemin. Ses images nous apprennent à habiter ce battement. Elles ne disent pas : voici le réel. Elles murmurent : voici l'endroit où, un instant, nous l'avons presque touché. »
– Tatyana Franck, Présidente de L'Alliance New York et directrice de Photo Elysée à Lausanne (2015-2022).
Oana Ivan Gallery a le plaisir d’annoncer Tangence, la première exposition de JC Agid à Paris, présentée du 01 octobre au 15 novembre 2026.
Oana Ivan Gallery présente Tangence, la première exposition en France consacrée au photographe français JC Agid, présentée du 30 septembre au 15 novembre 2026. Réunissant une sélection de photographies réalisées au fil de ses voyages et de ses rencontres, l'exposition explore les notions de passage, de mémoire et de coïncidence à travers des scènes où les êtres, les lieux et les temporalités semblent se frôler sans jamais se confondre.
Deux cercles qui s'effleurent en un même point pour s'écarter aussitôt : « la tangence » est une géométrie de passage, une rencontre fugace, qui se reproduit sans cesse, mais jamais de façon identique. Cette idée de tangence résume les séries de photographies que Oana Ivan Gallery a sélectionnées pour la première exposition en France de JC Agid.
« Je retrouve dans le travail de JC Agid une fidélité au réel. Cela dit, il semble être à la recherche d'une histoire, au-delà même de ce qui est visible, une histoire que chacun d'entre nous peut imaginer, et cela m'intrigue », explique Oana Ivan. « En 2025, l'artiste Gwendoline Finaz de Villaine a invité JC Agid à collaborer avec une sélection de photographies à son exposition Dreamers à l'Alphabet Studio à Manhattan. Je souhaite à présent partager plus globalement le travail de ce photographe déjà connu des collectionneurs
new yorkais. C'est une des volontés de ma galerie : mêler à des artistes installés tels Peter Knapp ou Gilles Bensimon, d'autres, émergents, dont l'œuvre touche tout autant ma sensibilité ».
Tangence propose ainsi, dans une série de portraits noirs et blancs, des rencontres brèves, des vies qui se frôlent sans jamais se confondre. Une femme lisant le New York Post est surprise par (ou surprend) deux laveurs de vitres suspendus sur leur échafaudage derrière sa fenêtre. Sur une autre image, le gardien de la
fresque de Siqueiros de San Miguel de Allende, au regard sûr, cache ses mains, qui d'ordinaire s'agitent et guident les visiteurs vers les couleurs, les perspectives et les secrets de l'œuvre du peintre mexicain.
Des avenues new-yorkaises d'Alphabet City aux montagnes de Oaxaca, des forêts de Sintra aux arcades de Campeche, des rues de San Miguel de Allende aux sentiers ombragés des alpages Suisse, cette photographie propose un voyage intemporel. Les nœuds d'un arbre deux fois millénaire contrastent avec la simplicité du maigre tronc, en fin de vie, d'un agave dressé sur une ruine de Monte Albán ; deux silhouettes se reflètent dans les eaux d'un bassin naturel, presque à l'identique à celles d'un arbre mort. « Nous ne sommes que l'écho des autres », suggère JC Agid.
Place aux couleurs : Tangence nous invite cette fois-ci dans un paysage où l'architecture et l'art se croisent sans cesse, notamment celui de la Cuadra de Luis Barragán construite en 1968, où l'architecte Fernando Romero mêle ses dialogues artistiques aux lignes droites des façades roses et du bassin aux eaux bleues de ces écuries. En 2025, JC Agid y capture une feuille sur la Transparence, extraite du Manifeste de La Vie d'un Artiste que Marina Abramović est en train de lire, entourée de chevaux au galop. JC Agid retourne à La Cuadra en 2026 pour le vernissage d'une exposition dédiée à l'artiste conceptuel d'origine cubaine Félix González-Torres (1957-1996). « L'image détournée, comme celles en embuscade, des réverbérations de La Cuadra dans les miroirs de Félix González-Torres, donne une identité nouvelle à ce que tout le monde peut observer », explique Oana Ivan. « Une rencontre inédite et imprévue, un frôlement, une tangence ».
JC Agid tient à remercier Picto New York et Picto Paris, et particulièrement Julien Alamo, directeur de Picto New York, pour ses conseils et son accompagnement, et Marco Zavagno à Paris pour le suivi.